jeudi 18 décembre 2008

L'inconnu du parc ou la surprise du chef sorti de sa cuisine



Assis sur son banc , profitant de la quiétude et de la douceur imprévue de l'instant , Nestor Septime fut fort surpris d'apercevoir au milieu d'une foule on ne peut plus sentimentale un individu quelque peu rondouillard vêtu d'un jogging de couleur rouge . Le genre de quidam qui donne envie de s'attarder sur la nature du genre humain lorsque cette dernière ne nous réserve point les déconvenues auxquelles on s'efforce de s'habituer .

Nestor Septime eut d'un coup comme un petit rire en voyant l'individu s'essouffler en tentant de suivre les jolies joggeuses qui passaient à la ronde en mettant en valeur leurs attractives chutes de reins .


Ah ! les joies des rêvasseries dans le Parc de la rue des Soupirs ! Voilà un moment dans l'existence que Monsieur Septime goûtait avec délectation . Il ne put s'empêcher de noter dans un calepin la scène qu'il venait de voir afin de s'en souvenir et de la ressortir à ses proches (ou à Madeleine) lorsqu'une bonne occasion viendrait à se présenter comme un dessert que l'on n'attend plus !


Soudain , il sorti d'un bond son nez du carnet lorsqu'il entendit :
-"ppfft , bonjour monsieur , puis-je m'asseoir quelques instants ici ? pfft je suis un peu fourbu par tant d'exercice , pfft !"
Ca alors , !! le joggeur rouge venait de choisir son banc pour se requinquer !
Nestor Septime qui était d'un naturel curieux commença à lui parler afin de savoir qui était cet individu burlesque qui venait d'entrer dans son monde bucolique et plein de surprises ...
l'homme poussa un gros soupir puis lui montra son bras droit sur lequel se trouvait un tatouage représentant une femme blonde avec une lettre en majuscule : "M" .

jeudi 11 décembre 2008

comme la rosée du matin sied au visage d'un innocent




Depuis quelques jours Madeleine (la mystérieuse fleur sauvage ) avait emménagé chez Nestor Septime . Depuis le jour de leur rencontre par hasard dans le parc ou il avait l'habitude de flâner , Nestor Septime ne se sentait plus aussi hostile au genre humain : la pâquerette était passée par là évidemment ! Les passants ainsi que les voisins trouvèrent Monsieur Septime plus courtois et plus posé depuis que la belle marchait à son bras , oh ! certes ses tics ne l'avaient point tout à fait quitté mais il paraissait plus paisible . Madeleine Demouton travaillait comme secrétaire dans l'entreprise Gromanche , une société chargée du bon fonctionnement des honnêtes citoyens de cette ville (un boulot en or massif) . La fleur apprivoisée avait de solides connaissances en la matière ce qui avait pour don d'agacer son entourage .


Deux drôles d'oiseaux en somme nichaient rue des Soupirs . Un soir , Madeleine arriva avec une drôle de surprise pour Nestor :


-"que se passe t-il ?" lui répondit il en la voyant si peu loquace à cette heure tardive ou même les grands fauves ont encore de l'appétit .


-"une surprise pour toi ! allez tournes toi et ferme les yeux quelques instants !"


Notre joyeux drille s'exécuta avec une légère inquiétude mêlée à une euphorie déguisée tant il aimait ce qu'il vivait avec Madeleine .


-"je peux ?"


-"quelque secondes encore ... ça y est !!!


Monsieur Septime se retourna lorsqu'il vit Madeleine vêtue d'une chemise de couleur jaune qu'il connaissait bien : la chemise qu'il portait il y a vingt ans de cela lorsqu'il était encore vendeur de légumes verts .

-"oh !!!! mais quelle surprise Madie !! cette chemise te va à ravir !! mais ou l'as tu retrouvé ?

En guise de réponse Madeleine se rapprocha de lui en lui suggérant d'enlever celle qu'il portait afin de se mettre plus à l'aise ...


Ah !! elle était comme ça Madeleine et c'est justement ce qui plaisait à Nestor depuis quelques mois . Désormais les visites au parc étaient moins nombreuses (ou plus rapides) .

Un jour de septembre , alors que les feuilles commençaient à tomber des arbres tel un chauve perdant ses cheveux ... Monsieur Septime se rendit au parc , Madeleine était à son travail et lui qui profitait de son oisiveté méritée aimait à loisir respirer l'air frais de cet automne qui lui paraissait le plus beau qu'il n'ai jamais connu . Au bout de quelques pas , il était enfin assis sur un banc et se mit (tout comme il y a trois mois) à contempler les fleurs et les passants , quand soudain ...


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C'est avec beaucoup de tristesse que j'ai appris (via le blog de Laudith ) que notre ami bloggeur Christian nous a quitté il y a quelques jours ... toutes mes sincères condoléances à sa femme et à son fils ainsi qu'à sa famille et à ses proches amis .
Christian était un amoureux de la nature et des animaux, des êtres humains et de la vie . Cette dernière s'est achevée brutalement et cela me touche beaucoup ... Je ne le connaissais que par le biais de son blog mais il était devenu au fil du temps comme un ami .
je te salue Christian ! Si le paradis existe , je suis certain que tu as rejoins celui des jardiniers du coeur ...
Adieu !
vous pouvez laisser un petit message à sa famille sur son blog http://mesvisites.canalblog.com/

jeudi 4 décembre 2008

Une jolie fleur dans une peau vache



Sur son petit banc rue des séchoirs , Monsieur Septime regardait avec ravissement la jolie pâquerette qui vint s'asseoir à ses cotés .

-"il fait beau aujourd'hui n'est ce pas ?" lui lança Monsieur Septime en s'efforçant de ne point faire ses grimaces faciales habituelles . De son coté , la damoiseau lisait un roman de Stendhal les jambes croisées vêtue d'un tailleur de couleur beige .
-"oui, c'est le temps idéal pour sortir et prendre son temps !" lui répondit elle avec un petit sourire avant de reprendre sa lecture .Monsieur Septime était tout content et il souriait de son coté du banc . Les passants assistèrent à cette scène assez amusante : l'homme qui murmurait à l'oreille des fleurs ne quittait point des yeux une pâquerette beige lisant "le rouge et le noir " .
Au bout de quelques minutes, la demoiselle se leva et salua d'un air poli monsieur Septime . ce dernier se leva d'un bond , pressa le pas et il l'a convia à se joindre à lui afin de boire un verre ensemble à une terrasse de brasserie . la miss Flower accepta son invitation avec un léger sourire , puis ils partirent tout deux en arpentant les rues en profitant au maximum du soleil printanier qui leur caressait la peau . Monsieur Septime de nature joviale se réjouissait tel un pinson de cette rencontre fortuite et imprévue . De son coté la jolie pâquerette de couleur beige se montrait plutôt démonstrative envers l'homme qui murmurait à l'oreille des fleurs .
C'est dans le cadre fleurie de la brasserie des étoiles que nos joyeux lurons firent plus ample connaissance et , à partir de ce jour leur vie changea du tout au tout ...




mercredi 26 novembre 2008

Jerry OX "à l'horizontale" the Redux





Chers Internautes et autres bloggers de tout poils , en cet automne 2008 qui s'annonce des plus festifs au vu des remous que suscitent la crise interne d'un parti sensé jouer les opposants d'une façon constructive et qui transforme le bal en un gigantesque autant que ridicule crêpage de chignons . En cette saison ou la crise Internationale se poursuit et ce , de manière cataclysmique : il me semble bon de se poser quelques instants et de chanter ensemble afin de laisser passer les nuages ... car ils passeront c'est une certitude !!




La prochaine livraison de mes toutes nouvelles chansons se prépare doucement , je peux déjà vous dire que l'automne 2009 les verra se caler entre vos oreilles . En attendant , je vous propose une version "revisitée" de la chanson "à l'horizontale" que vous connaissez fort bien et qui avait fait quelques remous ici même ...


C'est grâce au talent et au professionnalisme du producteur Jérome que cette nouvelle version de "à l'horizontale " a pu voir le jour et atterrir aujourd'hui entre vos oreilles : qu'il en soit infiniment remercié !


Je n'oublie pas non plus Odile qui a prêté sa jolie voix pour les choeurs et quelques jolies idées de mise en scène sonore .


C'est (certainement) avec cette équipe que la confection de mes prochaines chansons se fera .


Trêve de causeries , je vous invite donc , chers Internautes et autres bloggers de tout poils à (re) découvrir :"à l'horizontale" ...bonne écoute !!
à l'horizontale
L'amour oh bon dieu quel bordel !
on t'a mis tout en bas d'l'échelle
t'es plus qu'un pretexte au bonheur
ivresse pour téléspectateurs
un oeil ouvert sur tes détails
t'es plus qu'un tas d'billets d'euros
faut faire semblant sous les chandails
de s'aimer pour etre un héros
à l'horizontale faire plaisir aux télémateurs
à l'horizontale la vérité c'est clair est ailleurs
verticalement c'est pitoyable
ce qu'il faut dire l'ennui venant
cloitré comme des beauf's dans l'étable
en attendant les sentiments
prouesse de survie détestable
à la clé le super jackpot
j'suis pas sur qu'en sortant d'l'étable
ils resteront les meilleurs potes
à l'horizontale faire plaisir aux télémateurs
à l'horizontale la vérité c'est clair est ailleurs
l'amour oh bon sang quelle histoire !
juste un scénar' d'mauvais sitcom
t'es qu'un sentiment dérisoire
qu'on déclame en machant du chewing gum
et l'oeil ouvert un brin salace
quelques frustrés pour très longtemps
vont s'prendre au jeu de ta fiction
futile , ringarde et dégueulasse ...
à l'horizontale faire plaisir aux télémateurs
à l'horizontale la vérité c'est clair est ailleurs...

mercredi 19 novembre 2008

l'homme qui murmurait à l'oreille des fleurs


Assis sur un banc dans ce petit jardin public de la rue des Séchoirs , Monsieur Septime cet atypique citoyen occupait souvent ses journées de repos à regarder passer les gens , les animaux , les cadres pressés et stressés , les jeunes filles en fleurs , les amoureux transis , les vieux en dépression , les jeunes aux Q I en mode veille et les jeunes garçons boutonneux ricanant pour un rien . Tout ce que la terre compte d'humains l'intriguait au plus haut point !! le genre humain avait tendance à l'agacer lorsqu'il lisait dans son journal les derniers faits divers ou chacun s'apitoyait quand d'autres avaient à coeur de faire justice eux même ... ah çà !! il n'aimait pas Monsieur Septime ça le rendait chafouin .
Il préférait la compagnie des fleurs qui campaient dans ce modeste jardin ouvert à tous , leurs couleurs , leurs parfums et surtout ... leurs absences totales de conversations insipides le mettait en joie . L'entourage de Monsieur Septime le prenait pour un doux rêveur , un hurluberlu .
-" pensez donc !! un homme qui parle aux fleurs ce n'est point sérieux !!" répétait à longueur de journée Simone Naidsapièce sa voisine . Cette imposante quadragénaire qui résidait au troisième étage de son immeuble avait bien tenté de percer à jour son illustre voisin mais ... rien n'y faisait ! Elle l'avait invité un jour chez elle à dîner ... un fiasco ! Monsieur Septime n'avait pas cessé de lui dire que les mots qui sortaient de sa bouche n'avaient pas plus d'intérêt que le scénario d'un mauvais sitcom . Depuis c'était la guerre froide entre Simone et l'homme qui murmurait à l'oreille des fleurs .
Ce jour là , une charmante pâquerette vint s'asseoir à coté de lui , son regard frétilla , ses pupilles se mirent en alerte ... oh ! miracle une nouvelle espèce venait de faire son apparition dans le lumineux jardin de son existence !

jeudi 13 novembre 2008

Granderaie et grosse frayeur



Grosse panique au château !!! Mathilde la soubrette était comme sous extasie et ne savait que faire suite à cet appel alarmant . La baronne de Montculmachmise venait d'être enlevée et elle n'avait pas su (ou pas pu) assurer sa protection . Dans la minute qui suivit , Patrick Poupard fut sur les lieux et apprit la nouvelle . Quelqu'un l'avait renseigné .


-"comment avez vous vu su ?" lui demanda d'un ton apeuré Mathilde .

-"j'ai mes informateurs , c'est mon métier ma p'tite dame !"

Voilà qui changea considérablement la situation pour Mathilde , Patrick Poupard n'était pas un malfaiteur prêt à saisir les biens matériels de la Baronne ... mais un agent secret chargé de sa sécurité . Le but était d'avoir une personne proche de la diva afin de mieux contrôler la situation . Patrick Poupard avait été engagé pour cela , il avais mis la zizanie lors du dîner afin de semer le trouble parmi l'assistance et ainsi observer les réactions .


Il fallait agir , Mr Poupard avait contacté des renforts et tous étaient sur le pied de guerre pour localiser le ravisseur de la baronne . Soudain , la sonnerie du téléphone retentit ...

-"vite Mathilde ! prenez l'appel , pendant ce temps nous allons isoler le message sonore de la personne , faites la parler le plus longtemps possible !!

Mathilde était à la fois inquiète et excitée par cette situation ubuesque qui lui changea de son quotidien sans fantaisie . Elle se plia aux ordres et , à l'autre bout du fil voilà ce que l'on pu entendre :

"allô ? ah c'est toi jolie cocotte !! hum !! tu es dans de beaux draps petite soubrette !! j'ai ta patronne ici avec moi et tout ses bijoux!! si tu veux la retrouver en vie ... il me faut son fric !! et vite !! je ne plaisante pas !!!"

et il raccrocha aussi sec ! Difficile de savoir d'où provenait l'appel cependant un détail (qui a son importance) alerta Patrick Poupard ...

-"cette voix !! elle n'est pas truquée je la reconnais c'est la voix d'un des convives !! Mathilde ça vous dit quelque chose ?"

Mathilde se concentra en se postant au milieu du salon lorsque elle s'écria :
- "Monsieur Granderaie !!! c'est Monsieur Granderaie !!"

Quelques minutes plus tard , les comparses de Patrick Poupard avait pu localiser l'appel et il fallait intervenir rapidement :

"l'homme se trouve d'après notre dispositif "ultra perfect" à 10 kilomètres d'ici dans une maison isolée !!"

En effet dans la Villa Montsouris , monsieur Granderaie cheveux hirsutes et bedaine abondante était bien présent .A ses cotés , la baronne : ligotée et bâillonnée (au moins elle ne pouvait plus jacqueter des niaiseries) . Monsieur Granderaie n'avait pas obtenu ce qu'il voulait de la baronne de Montculmachmise ... les fameux contrats n'avaient pas été signées et pire, la Baronne lui avait rit au nez !!
-"ah! petite garce !! grosse tache de graisse pleine aux As !! tu vas payer pour tes médisances ! me faire çà à moi !! "
Il vociférait dans la maison tandis que la baronne pleurnichait voyant au fur et à mesure sa dernière heure sonner . Elle faisait dans sa tête son testament et sa prière en claquant des dents .
Çà y est !! Patrick Poupard et ses hommes se trouvaient autour de la villa , un dispositif Policier impressionnant était déployé pour ce cas de figure . La maison était à présent encerclée , Granderaie était fait comme un gros rat .
"- sors de là !!! t'es foutu !! nous sommes armés !! relâches là !!"
Monsieur Granderaie entendit la voix dans le mégaphone ... la peur s'empara de lui et il se mit à gémir comme un malade .
"Nooon !! noon !! pas foutu !! je suis pas foutu !" il tapait des pieds et des poings , secouant sa tête de gros lard . La porte fut ouverte avec fracas et , en deux temps - trois mouvements monsieur Granderaie fut plaqué au sol . La Baronne poussa (lorsque son bâillon lui fut retiré ) un grand soupir de soulagement .
"ouf !! merci Patrick! merci mon petit !! je ne sais pas comment j'aurai fait sans vous !!"
La baronne fut ramenée au château et monsieur Granderaie aussitôt conduit en prison .
De retour , Mathilde ne cacha pas sa joie de revoir La baronne (ce fut bien la première fois) .
Cette dernière se montra plus sympathique et reconnaissante envers la soubrette et toutes deux prirent le thé dans la cuisine , une fois l'émotion quelque peu retombée .
"c'est grâce à monsieur Poupard ! il a fait un travail formidable ! mais vous aussi Mathilde avez été exemplaire dans cette affaire !"
Mathilde songea à sa première entrevue avec Poupard , à cet échange de regard , au doute concernant son identité , son honnêteté . Soudain , dans un sourire elle lança :"comme quoi , il ne faut pas se fier aux apparences elles sont souvent trompeuses .

jeudi 6 novembre 2008

Baronne to Run



Quelques jours plus tard , à l'heure ou les grands fauves ont fini de boire leur eau de feu et ou les coqs ne chantent plus que les défaites le bec tourné vers le ciel azuré , la baronne de Montculmachmise se leva de bonne heure pour faire quelques pas dans les rues de la ville . Mathilde la soubrette à qui Patrick Poupard avait confié une bien délicate mission était aux aguets , elle scrutait désormais chaque faits et gestes de la diva excentrique au cas ou ....

-"Mathilde mon petit , je vais en ville faire provision de Whisky et de parures pour les prochaines sauteries de l'année , merci de répondre au téléphone et de me noter tous les messages , c'est bien compris ?"

-"bien madame !" lui répondit Mathilde l'air réfléchit .


Et voilà notre diva Montculmachmise arpentant les ruelles de St Trospet avec une élégance aussi classieuse qu'un Michou sous Lexomyl choisissant avec soin et ostentation ses futures robes de soirées criardes et son eau de feu si précieuse à son gosier assoiffé .


Au château , l'atmosphère était un brin détendue ...monsieur Granderaie n'avait plus donné signe de vie mais n'avait pas pour autant torpillé les contrats inédits de la Baronne au profit d'une autre personne , cependant ...

Il était à peine 16 h 17 , lorsque Mathilde fut dérangée dans sa rêverie , la soubrette était en pleine pause cigarette et avait beaucoup de mal à saisir le pourquoi de cette mission si particulière .Pourquoi diable Patrick Poupard lui avait il demandé de tout vérifier ? était-ce un voyou ? un gangster de la pire espèce ?
Nestor Haraison le bien aimable concierge de ces lieux s'en alla prévenir Mathilde d'un coup de téléphone urgent ...elle quitta aussitôt la pièce ou elle se trouvait pour se saisir du combiné ou une voix mystérieuse lui dit à peu près ceci :
-"vous avez faillit à votre première mission ma jolie ... la baronne est désormais entre nos mains !!"
et l'on raccrocha derechef .

mercredi 29 octobre 2008

le mystère plane et les zones d'ombre se dispersent




Jeudi 15 h 15 , Mathilde la soubrette de la baronne de Montculmachmise se trouvait en ville afin de ramener quelques provisions au château . Depuis ce dîner qui fut houleux après le coup d'éclat de ce mystérieux patrick Poupard ... rien n'était plus comme avant au château : Monsieur Granderaie avait rompu toute négociation avec la baronne , Monsieur le Maire considérait soudain cette dernière comme une vulgaire parvenue et , pour couronner le tout : la baronne s'enfonçait de plus en plus dans l'alcool au point que Mathilde devait parfois la conduire à sa chambre en la tenant par la main .





Ce jour là , Mathilde choisissait minutieusement les courgettes et le poisson qui allaient être l'objet du déjeuner . Soudain , elle entendit une voiture klaxonner !!


- "bonjour !! bonjour !!! je passais par là ! je peux vous offrir un verre !! j'ai à vous parler! "





le quidam qui vint la déranger pendant sa rêverie consumériste de ménagère apprivoisée n'était autre que Patrick Poupard ! La jolie Mathilde fut agréablement surprise car , depuis dimanche elle pensait à lui souvent en s'endormant comme un rêve plus doux que son quotidien gris et dérisoire , comme une lumière dans son existence .





-"bonjour ! je n'ai pas beaucoup de temps ! on m'attend au château mais je veux bien accepter , c'est gentil de votre part"


Quelques minutes plus tard , ils étaient tout deux attablés autour d'un café dans une brasserie assez huppée de la ville . Mathilde trouvait Patrick Poupard fort séduisant et fort civil sous ses airs de canaille mal léchée . La conversation se poursuivit sur un ton badin et primesautier lorsque Patrick lui dit en baissant la voix d'un ton :


-Mathilde , je sais que vous êtes quelqu'un de bien , ça se voit , ça se sent ces choses là , aussi j'aurai une mission à vous confier "





A ces mots , Mathilde se mit à rougir et ses yeux se mirent à briller.


- "une mission !! oh !! comme dans James Bond !"




Patrick Poupard eut un léger sourire , il est vrai qu'elle était jolie Mathilde et cette candeur qu'elle gardait la rendait encore plus touchante ...
"oui , une mission ! voilà ...vous qui connaissez bien la baronne vous devez savoir quelles sont ses petites habitudes , l'heure à laquelle elle s'endort , ce qu'elle fait le week end , qui elle reçoit ... n'est ce pas ?"

-"oh ben vous alors !!! vous êtes drôle quand même !! vous ne voudriez pas aussi que je vous livre son numéro de compte bancaire !"
La jolie était tombée dans le mille , elle ria aux éclats ce qui fit se retourner quelques habitués de la brasserie . Patrick la raccompagna chez elle en gentleman qu'il était en lui demandant de la rappeler très vite au sujet des activités quotidiennes de la baronne . Cette fois , l'affaire se poursuivait et tout fonctionnait comme prévu !









bonus : Jerry OX "Insoumis"

mercredi 22 octobre 2008

Un trublion parmi les nobles et les biens pensants



L'annonce de cet employé peu commun jeta un froid sur les invités déjà présents chez la Baronne . Cette dernière se mit à glousser tel une poule pondeuse mais ne put répliquer à temps car l'homme avait le sens de la répartie et un charisme qui surprit tout le monde . Monsieur Granderaie resta comme deux ronds de flancs avec son dossier Briscard sous la main .

-"que souhaitez vous que nous fassions madame ?" dit il d'une voix presque chuchotée à la Baronne tandis que les invités s'installèrent à table selon la tradition que la maîtresse de ses lieux l'exigeait .
- "et bien ! nous verrons cela plus tard ! posez le dans mon bureau ! allez ! installez vous je vais faire les présentations !! allons !! allons !!! que la fête commence !"


Il fallait les voir tout ces sinistres individus , les visages tristes et l'air figé dans leurs petits costumes . les dames s'étaient installées auprès de leurs époux respectifs attendant de manger un peu car l'apéritif avait fait son oeuvre et certains convives se trouvaient légèrement éméchés .


C'est à ce moment précis que Patrick Poupard (le mystérieux et charismatique convive) se leva et tendit son verre pour porter un toast . La baronne de Monculmachmise faillit s'étrangler avec son whisky puis, dans un élan de générosité propre à son rang lui laissa prendre la parole . Patrick Poupard regarda avec attention et dans un silence monacal l'assemblée puis se mit à parler .

-"elle est bien cette tablée !! tout le monde est réunit chez les Monculmachmise ! même monsieur le maire qui , pour l'occasion est venu avec sa femme en délaissant sa maîtresse à qui il avait promis d'assister à ce déjeuner . Il y a aussi Edmond La framboise ce vieux sénile plein aux as qui garde bien au chaud ses économies !! " L'atmosphère s'électrisa et les convives se mirent à lui prier de se taire sur le champ !


la baronne fut offusquée !! Monsieur Poupard est en effet un des employés de son entreprise (enfin celle de son vieux mari toujours souffrant )

"je ne vous permets pas de parler ainsi monsieur Poupard ! voudriez vous je vous prie avoir l'obligeance de quitter mon château illico presto !"

Patrick Poupard reprit la parole :
-"vous êtes tous une belle bande d'enfoirés ventripotents ! je vous conchie et je lève mon verre à tous !! bravo ! vous êtes tous aussi cons les uns que les autres !! tchin !!" il but son verre et le jeta à terre sur le beau carrelage .



Les convives un peu choqués reprirent leurs conversations habituelles tandis que Patrick Poupard quitta le château sans mot dire . Non loin de là , Mathilde la soubrette avait tout entendu de la scène et s'affairait dans la cuisine . Elle entendit des pas dans sa direction et s'empressa d'ouvrir la porte à Monsieur Poupard comme elle le fait toujours et selon la tradition . Cependant , lorsque son regard croisa celui de Patrick elle eut comme un déclic puis elle le regarda partir avant de reprendre ses activités .

mercredi 15 octobre 2008

La baronne et le VRP




"Mathilde !! les verres ne sont point à leur place initiale ! mon petit , il faut vous remuer les fesses illico , je ne le dirais pas deux fois !" Affairée !! la baronne de Monculmachmise l'était dès son réveil ! Il faut dire qu'aujourd'hui est un grand jour , elle reçoit du grand monde : toute l'équipe de traînes savates endimanchés qui travaillent d'arrache pieds pour lui offrir un joli petit capital et quelques bijoux dont elle raffole tant . Le baron Edmond son cher vieux mari (qui taquine les 85 ans au compteur) lui laisse gérer cette société de marketing qu'il a lui même crée plus jeune et qui occupe beaucoup la Baronne . Il est déjà 10 h 53 et monsieur Granderaie doit arriver vers midi avec le dossier Briscard sous le bras ... avant le déjeuner officiel !

"il faut absolument que monsieur Granderaie soit à l'heure et qu'il n'arrive point avec ses grands pieds (en plus de ses grandes oreilles ) en même temps que les autres invités : le projet qu'il apporte doit absolument rester confidentiel !! "
Tandis que Mathilde la jeune soubrette s'activait pour mettre le couvert en vue du déjeuner de madame la Baronne , cette dernière en profita pour s'éclipser et se servir en lousdé un verre de son Whisky favori en guise de remontant :

"ah !! ça fait du bien par ou cela passe et c'est toujours ça de pris sur l'ennemi !"


La maison de la baronne de Montculmachmise était très spacieuse avec du mobilier Louis XV et quelques babioles hors de prix d'un goût plus que douteux et très criard au niveau des couleurs . Edmond dormait encore , le pauvre bougre était bien fatigué ... la baronne lui ayant administré un somnifère afin qu'il n'assiste point aux festivités . "il me fait trop honte ce vieux singe et l'avoir à table est un calvaire de chaque instant ! " s'exclama -elle entre deux rasades de Whisky.


Midi pile , les invités commencèrent à rentrer , monsieur Granderaie arriva tout essoufflé en s'excusant de son retard sur le planning très organisé de la vioque (de la baronne pardon !)

-"oh !! milles excuses très chère Elisabeth , j'avais oublié notre petit accord !"

- "vous perdez la boule mon cher ! ce contrat est de la plus haute importance !! si quelqu'un nous surprenait !! oh !! diantre ! fichtre ! foutre !!"

Assis sur un des canapés un homme au cheveu hirsute et à la mine mi figue mi raison fit entendre sa voix au loin :
"madame la Baronne ! je me suis permis de venir en ce jour afin de vous entretenir car travaillant à votre service depuis de longues années ... je commence à en avoir plein les basques de vos pleurnicheries et autres sermons !!! sur ce ... je vous salue et je porte un toast à toute cette bande de dégonflée !!!
le silence qui suivit se fit intense et pesant ..on aurait pu entendre une mouche voler !

mercredi 8 octobre 2008

Apocalypse Now and for the goldblack



Le moins que l'on puisse dire , chers Internautes et autres bloggers de tout poils c'est que l'automne que nous vivons nous frappe de plein fouet tel un boomerang . La crise économique colossale qui secoue le monde nous rappelle que le libéralisme et l'idée que certains s'en faisaient est à revoir ... c'est aujourd'hui bel et bien la fin du libre marché et , quelque part je trouve que c'est un bon "pain dans la gueule" balancé au visage de tout ces boursicoteurs et autres actionnaires de mes deux qui s'amusent avec l'argent quand d'autres souffrent de ne point en avoir assez pour survivre . Serait-ce la fin d'un système ? je ne suis pas expert en la matière (et je me garderais bien de vous faire ici une analyse quelconque) mais les faits sont là ! bien réels !

Mon coup de colère se dirige aujourd'hui contre les USA ainsi que la France qui ont osé s'attaquer une fois de plus à l' Afghanistan !! Ce beau pays montagneux qui avait déjà subit les assauts et l'invasion des chars Russes dans les années 80 puis plus tard des Ricains (pour des raisons officiellement opposées ) , se voit de nouveau envahir par d'odieux petits colons et autres retords défenseurs de la liberté !! la liberté et les droits de l'homme ? laissez moi glousser un coup !! Les USA et la France viennent donner des leçons à un pays qui ne leur a rien demandé !! c'est un comble !! Monsieur Sarkozy , on le sait s'est associé avec Monsieur Bush dans sa fameuse croisade d'ingérence contre l' Axe du mal : le terrorisme !!! comme si l'Afghanistan représentait une menace pour le monde ... je me gausse de nouveau ! je ne supporte pas leurs coutumes mais ... ils sont libres de faire ce qu'ils veulent après tout !

Un conflit qui tombe à pic en pleine crise Banquière car , comme chacun le sait "une bonne guerre c'est très bon pour l'économie " et puis s'insurger contre les principes intégristes des Talibans c'est une excellente façon de jouer à la guerre tout en soulageant sa bonne conscience !! Ainsi donc , une nouvelle croisade d'ingérence Internationale vient de s'engager dans les montagnes d'Afghanistan . Des millions de civils vont être massacrés sans aucune retenue par des bras armés issus de "l'alliance du bien : les USA et la France " .

Que tout un chacun sache que ce conflit couve en réalité d'autres exigences : des exigences Pétrolières !! Cette guerre ne servira qu'à appauvrir les ressources naturelles Afghanes en Or Noir sous couvert d'une lutte anti-terroriste !!
Une guerre honteuse contre laquelle je vous invite chacun à vous mobiliser fortement : réagissons contre cette barbarie organisée ! contre ce mensonge ! contre ce gâchis de vies humaines programmé par des hommes dont l'unique ambition est d'imposer par la force à la terre entière ce qu'ils croient être le bien !

Préférant manifester ma colère en chanson plutôt qu'en faisant usage de la violence verbale ou physique , je me suis permis cette reprise de la fameuse chanson de Boris Vian "le déserteur" et je vous invite à la reprendre avec moi ... le poing levé :

mercredi 1 octobre 2008

follow me if you can



Ni vu ni connu avec tout de même un petit verre (de trop ?) dans le nez , Tim Kars s'installa au volant d'une des prestigieuses voitures prêtées pour l'occasion par la brigade du commissaire Background . Sa mission : retrouver Purday Collins avant qu'elle ne devienne trop dangereuse et totalement incontrôlable . Assis confortablement dans cette superbe auto Anglaise , Tim se mit à farfouiller dans les K7 qui se trouvaient sous sa main , son choix se porta sur un groupe qui l'intriguait beaucoup : les Who . Notre ami poursuivit sa route et sa délicate mission en écoutant "Baba O'Riley " , chanson qui lui donna furieusement envie de bouger en tous sens à bord de l'habitacle mobile . Non loin de là , Hector Background n'en menait pas large . Le commissaire et sa rutilante équipe venait tout de même de confier une des missions les plus importantes à un quidam inconnu de leur service . Les portes- flingues de la brigade étaient branchés via un micro transmetteur à la voiture que conduisait Tim Kars ... au cas ou !

Notre joyeux apôtre arriva au bout de 2 heures dans une ville importante située à quelques kilomètres de Londres , il ressentait un besoin pressant . Il arrêta l'automobile et se dirigea vers un petit hôtel de charme aux accents fort bucoliques . Assise dans un coin , il crut reconnaître le portrait de Purday (mais était ce elle ? il ne l'avait jamais rencontré ) il se souvint alors de la photo qu'il avait vu au commissariat et , cette fois plus de doute possible . Il s'engouffra dans les commodités afin de faire ce qu'il jugea bon puis se mit à gamberger .

Purday , qui avait décidément plus d'un tour dans son sac à main flaira derechef la magouille bleu-marine . Elle profita d'un moment d'égarement de la serveuse réceptionniste pour s'infiltrer à son tour dans les commodités ... de là elle entendit Tim Kars qui sifflotait tout en se soulageant dans un bien être sur . Elle se mit à frapper à la porte en lui disant :
"allons allons mon petit monsieur , je sais pertinemment qui vous êtes ? vous êtes de la police ? vous êtes venu me chercher ! n'est ce pas ?"
Tim retenu quelques secondes sa respiration et , malheureusement coinça son organe dans sa braguette .
"aie aie !! oh fichtre de diantre !!"
Il ouvrit la porte et se retrouva devant Purday ... dans une bien maladroite posture . Les minutes qui suivirent furent assez inattendues : Purday accompagna Tim à sa chambre afin de le soigner de cette blessure involontaire . Tim kars était un peu perdu , se retrouver face à cette belle et dangereuse femme sachant ce qui venait de se produire alors qu'il devait l'arrêter sur le champ d'un façon héroïque ...voilà qui compliqua l'affaire !
"je dois tout de même vous arrêter ! c'est la mission que j'ai reçu !!" . Purday n'en avait cure et elle sortit deux coupes de champagne au frais ainsi qu'une bouteille d'un grand millésime . Tout deux se mirent à boire et ce n'est qu'au petit matin que Tim et Purday furent bel et bien obligés de se rendre compte qu'ils étaient faits comme des rats dans une souricière .... la police , alertées par le dispositif mis en place ne tarda pas à venir sur les lieux afin de mettre fin aux agissements de Purday Collins . Elle fut placée en détention puis incarcérée pour meurtre .
De son coté Tim Kars put repartir chez lui et poursuivre son existence . Cette histoire lui avait permis de faire la connaissance de la femme de l'agent avec qui il devait signer un gros contrat . Quelques mois plus tard, Purday lui écrivit une lettre afin de lui signifier qu'elle n'était point hostile à son endroit avec ce mot clé en forme de mot de passe : Follow me if you can !

mardi 23 septembre 2008

Purday en roue libre



Purday poursuivait sa route à bord de sa Mini-Cooper noire . La pluie ne cessait de tomber et la buée commençait à envahir les vitres de l'habitacle mobile . Son revolver était encore chaud ce qui n'était pas le cas du sang de la belle à ce divin moment . Elle se repassait dans la tête le film de cette folle journée : la dispute avec son mari , le coup de chandelier sur le crane de ce dernier , sa fuite irraisonnée et ce pauvre pompiste qui ne pourra plus se plaindre du coût de l'essence à présent . Pendant ce temps , les recherches s'activaient pour retrouver l'assassin de Georges Collins , puisque l'interrogatoire de Tim Kars n'avait rien donné de concluant ... les soupçons les plus tenaces se tournèrent illico sur Purday Collins .

- "diantre que nous sommes ballots ! bon sang mais c'est bien sur ! " lança dans un (rare) moment de lucidité le commissaire de Police de la ville . Des témoins vinrent peu à peu corroborer cette évidente hypothèse puisque Purday Collins avait été vu quelques heures avant le drame quittant précipitamment son domicile . Madame Fernandez la concierge de l'immeuble pensa que cette dernière devait être une fois de plus en retard à son travail et ne s'inquiéta pas davantage .

C'est alors que le commissaire Background eut une idée fulgurante (rare tout de même dans sa profession) et il demanda à Tim Kars d'enquêter pour le compte de la police .
-"quelle bien étrange idée monseigneur ! vous me voyez soudain travailler pour vous ? et pourrais-je , je vous prie savoir pour quelle raison ? " lança Tim Kars dans le bureau du commissaire . Le réponse ne tarda point à venir et elle surprit l'entourage de Monsieur Background : Jugeant Tim Kars comme un individu au dessus de tout soupçons bien qu'un peu farfelu ... La Police Britannique lui proposa un deal afin de le blanchir totalement et le laisser en liberté .
" Voilà , je vous donne l'ordre d'enquêter et de me ramener cette jeune et dangereuse personne car venant de vous elle ne se méfiera point ... vous connaissez la subtile et fameuse discrétion de la maréchaussée ? bon ! inutile de vous faire un dessin mon vieux ! à partir de maintenant vous êtes des nôtres !! "
Un peu groggy par la nouvelle (bien que rien ne l'étonnait tant sa vie était trépidante en tout points) Tim Kars but un verre à la santé de la brigade et dans un rire qui n'appartenait qu'à lui il entonna cette célèbre cantate : "il est des nôtres il a bu son verre comme les autres !!"
On pouvait à présent l'affirmer : les rues de Londres étaient bien gardées !

mardi 16 septembre 2008

Renaud :"mon beauf' " / "Manu" 1982






Un début d'automne en musique chers Internautes et autres Bloggers de tout poils ! Replongeons nous au tout début des années fric , des années frimes- chics et tocs : les années 80 . Depuis 1978 un chanteur pour le moins atypique a fait une entrée fracassante dans le music-hall Français grâce à une chanson inclassable : "laisse béton" . En novembre 1981 , la carrière de Renaud poursuit son ascension avec une réjouissante décontraction . Notre titi Parisien aux cheveux jaunes et au look de loubard squatte depuis 6 jolies saisons les plateaux télés et les journaux en affichant un ton aimable et un humour de bon aloi qui tranche quelque peu avec certaines chansons de son répertoire et c'est ce savoir faire qui le rend populaire sans jamais être démagogue . Cette année là , la gauche conquiert le pouvoir tandis que l'Iran et l'Irak se canardent joyeusement dans un fracas d'incompréhension venant du reste du monde . Au mois de novembre  1981 sort le cinquième album de Renaud intitulé "le retour de Gérard Lambert" , nom du personnage d'une chanson à succès datant de 1980 . Le ton est donné et si le disque ne brille pas par son excellence , l'ambiance qui s'en dégage illico apparaît moins urbaine que les précédentes et O combien remarquées livraisons vinyliques du troubadour . Un disque un peu plus rock pour les orchestrations et très humoristique dans sa distribution puisque (fait rare) Coluche et le Professeur Choron assurent les Chœurs ! Si je vous parle de cette galette qui est , il faut l'avouer d'emblée loin d'être le meilleur opus de Renaud , c'est tout simplement pour les deux tubes imparables qu'elle contient : "Mon beauf'" et "Manu" . Deux chansons qui illustrent parfaitement les deux versants du chanteur énervant : la provocation et la tendresse .




"Mon Beauf' " égratigne avec talent un sinistre quadragénaire à la bedaine ramollit , un être dépourvu de grâce et de subtilité , un gros macho bien rigide et optu à qui le chanteur taille un costard musical à sa démesure . Cette chanson cartonnera au printemps 1982 (14ème des ventes le 11 avril 1982 entre "That girl" de Stevie Wonder et "Turn your love around" George Benson :http://tubesenfrance.com/classements-de-1982/classement-du-11-avril-1982/ et assurera ainsi une belle promotion pour le tout premier passage de Renaud à l'Olympia du 5 au 24 janvier 1982 . Je vous propose d'emblée de retrouver ce tube satirique interprété lors de la 9ème édition de l'émission de Michel Drucker "Champs Elysées " samedi 27 mars 1982 :








Autre passage télé le 13 décembre 1981 dans l'émission "Les nouveaux rendez-vous " présentée par Ève Ruggieri










Quelques mois plus tard , le grand public découvrira la face tendre du chanteur (déjà amorcée en 1979 avec "Ma gonzesse" et "Chanson pour Pierrot") . Une histoire d'amitié aussi touchante que le "Jeff" de Jacques Brel . Lorsqu'un blouson noir se trouve confronté à un chagrin d'amour et qu'il noie son chagrin dans la bière ... cela donne "Manu" un titre qui séduira un public un peu allergique aux chansons plus coups de poings proposées jusqu'ici par le chanteur . Le fameux refrain "et déconne pas Manu / ça sert à rien la haine/ une gonzesse de perdue /c'est dix copains qui reviennent" s'inscrira dans l'inconscient collectif et la chanson deviendra dès lors un classique de son répertoire . Voici donc "Manu" toujours issue de l'émission de Michel Drucker "Champs Elysées " samedi 27 mars 1982 :
















Petit bonus avec un autre passage télé : le 20 novembre 1982 sur le plateau de l'émission "Champs Elysées "ou Renaud interprète une nouvelle fois "Manu" . Une dernière promo pour ce titre avant de prendre le large pour quelques mois ...








mercredi 10 septembre 2008

Who's next ?



Tout en sifflotant un air joyeux en claquant dans ses doigts pour ponctuer la rythmique de ce morceau imaginaire qu'il venait de créer rien que pour lui, Tim Kars grimpait l'escalier qui menait jusqu' à l'appartement de son futur agent . Arrivé devant la porte , il fut surpris de la trouver entrouverte ... il sonna tout de même car notre homme était d'une politesse de sioux . Il entra dans la pièce et trouva gisant sur le sol un homme en costume gris qui, visiblement n'était pas entrain de piquer un petit roupillon à même le sol . le lieu était très soigneusement rangé et ce qui frappa Tim c'est ce chandelier en or massif qui se trouvait tout près du corps . Tim Kars se pencha vers l'homme et d'un air facétieux qui n'appartenait qu'à lui , lui murmura au creux de l'oreille :
-"il est l'or monseigneur , il est l'or de se réveiller !" Évidemment l'homme ne bougea pas d'un cil , Tim comprit que cet homme était mort et chercha dans la pièce un téléphone pour avertir la police . A cet instant précis deux hommes entrèrent et braquèrent leurs flingues en direction de Tim Kars .

-"Qui êtes vous monsieur ? que faites vous ici ?" Tim Kars leur expliqua qu'il était venu pour une audition afin de jouer de la batterie dans un groupe de Rock dont il ignorait tout et qu'il n'était pour rien dans la situation présente . Les deux hommes ne crurent pas une seule seconde à ce qu'il leur disait et ils prièrent Tim de les suivre bien sagement au commissariat le plus proche . Notre ami qui n'avait rien à se reprocher (malgré l'ambiguïté de la scène présente ) suivit les deux hommes armés jusqu'au poste afin de s'expliquer sur cette malheureuse méprise .
Dans les rues de Londres , Purday Collins roulait sans trop savoir ou aller . Elle repensait à la dispute survenue entre elle et son mari , au chandelier qu'elle lui flanqua sur la tête et se dit qu'il devait être mort à l'heure actuelle . Sa Mini Cooper noire poursuivait sa route comme si de rien n'était . Purday fut soudain prise de panique , la police ne mettrait pas beaucoup de temps pour lancer un avis de recherche , il était temps pour elle de fuir ... fuir ? mais ou ?
Lorsqu'elle fut sortie de la ville , elle s'arrêta à un poste d'essence, le pompiste chargé de lui faire le plein écoutait BBC news et , soudain elle entendit " Georges Collins , le célèbre producteur des disques CBS vient d'être retrouvé mort à son domicile ..." En entendant ces mots elle devint aussi pale qu'un cierge de Pâques ... le pompiste qui venait de voir son nom de famille sur le chéquier qu'elle lui remit pour le payer la regarda apeuré ! Sans réfléchir , Purday se saisit d'un revolver qu'elle avait toujours à disposition et lui envoya sans mot dire une balle en pleine tête ... puis elle repartit à vive allure !

jeudi 4 septembre 2008

Like a stranger on the Moon


Londres , automne 1969 . Un jour de pluie , Tim Kars errait dans les rues en sifflotant . La ville grouillait de monde : des bureaucrates pressés, des hôtesses de l'air en retard , des enfants distraits, des motards kamikazes , des touristes groggys par autant de beautés à découvrir , du swing à revendre au prix du gasoil , des jeunes filles en fleurs des champs , des retraités flambants neufs et toujours un petit air de rien qui flottait dignement sur la ville aux heures de pointe . Non loin de là rue Sixfloor , Purday Collins tentait de convaincre son mari de divorcer , ce dernier lui était non seulement infidèle depuis des mois mais en plus trempait dans des magouilles financières de bien mauvaises alois . Le ton monta entre les deux personnes et , prise de panique Purday Collins lui flanqua un chandelier en or massif sur le crane . Un peu surprise de voir son époux étendu tel un tapis sur le sol , elle prit ses jolies jambes à son coup , descendit les marches de l'escalier à toute berzingue et se précipita dans sa voiture . Les voisins entendirent le moteur de sa Mini Cooper et pensèrent que la miss devait être encore en retard pour se rendre à son travail.
Tim Kars avait ce matin là un rendez vous avec un agent , notre homme était un musicien hors pair qui excellait dans l'art de manier les baguettes pour battre la mesure à tout les vents . Il arriva au 17 de la rue Sixfloor en imaginant dans son esprit une rythmique métronomique qui coïncidait parfaitement avec le bruit des gouttes qui tombaient à présent sur Londres . L'ascenseur était en panne ce jour là ... un écriteau indiquait en lettres manuscrites :
" Suite à un désagrément arrivé à l'un de nos voisins resté coincé dans cet habitacle pendant 3 heures , nous préférons faire réparer cet engin ... quelque chose doit clocher " .
Peut importe , Tim Kars prit l'escalier qu'il grimpa quatre à quatre tel un montagnard accomplit . Quelques instants plus tard , il se trouva devant la porte de l'agent qui l'avait contacté quelques jours plus tôt pour un entretien ...

mercredi 27 août 2008

Peter Gabriel Real World Biographie



Tout petit déjà , Franck Buioni ne se sentait pas comme ses autres camarades ... le foot , les bagnoles et la frime à deux balles ... ce n'était point sa cup of tea ! Une existence un peu tumultueuse allait démarrer en trombe pour le jeune garçon épris de liberté et d'anticonformisme . Une rage envers les moutons suiveurs et autres zélés consommateurs allait le poursuivre mais ce n'est pas tout ... un art étrange allait bientôt grimper à ses oreilles pour ne plus le quitter : la musique !


Devenu adulte , notre jeune héros des temps modernes au sourire jovial poursuivait son chemin professionnel sans vraiment y trouver de la saveur : s'improviser patron alors que l'on rêve d'être un affranchi ou un Marlon Brandon en puissance , voilà qui ne laisse pas trop de place à l'imaginaire et à la fantaisie rock ' n' roll !

Un soir , comme dans les contes de fée , notre lutin aux cheveux jaunes épris de musique se rendit à un concert du groupe Génésis et, au moment précis ou les lumières s'éteignirent il vit " on stage" un jeune homme beau et fringuant vêtu de classieux oripeaux et masqué tel un oiseau de bon augure ... une révélation ! Notre lutin s'enticha derechef de ce chanteur à la voix rocailleuse et habitée et , dès lors il ne le lâcherait plus d'une semelle !


La vie de notre héros suivit son cours avec des hauts et quelques bas ... l'aspect sombre qu'il dut endurer correspondait à l'univers que décrivait le troubadour nommé Peter Gabriel .

Un parcours quasi identique puisque en 1975 , l'homme de Bath quitta les Génésis refusant un statut de rock-star qui ne convenait pas du tout à son tempérament indépendant et novateur . Une nouvelle vie beaucoup plus saine allait débuter pour lui en 1977 et le monde entier l'en remercie aujourd'hui .

De son coté , notre joyeux drille commençait à regretter de vivre à coté de à quoi il semblait destiner . Cette vie programmée jusqu'aux loisirs ne lui plaisait guère , peu de gens autour de lui le comprenaient mais... peut importe la hauteur des difficultés : un jour il trouverait sans voie .


Bien des années plus tard , il décida de raconter la vie et l'oeuvre de son mentor Peter Gabriel , narrer les aléas de la vie de l'homme de Bath , ses choix artistiques , son aspect visionnaire et décrire au plus près les péripéties de ce siècle dans lequel il vivait . Écrire d'accord , mais nullement question pour Franck Buioni de le faire comme ses congénères qui peuplent les rayons des librairies !


C'est avec un grand plaisir que je vous convie chers Internautes et autres bloggers de tout poils à découvrir la très réussie biographie de Peter Gabriel écrite par mon ami Franck Buioni . Vous allez passer un moment d'exception en vous immisçant à travers l'oeuvre atypique de l'interprète de" Sledgehammer" . Revisiter avec l'auteur les grands points forts de l'après guerre à nos jours , faire corps avec l'univers tourmenté , prenant et irrésistible de Peter Gabriel .
pour acheter en ligne "Real World , Peter Gabriel biographie" c'est ici :

jeudi 21 août 2008

L'intrépide Olga Vandershooten

Tandis qu'Adolf Vandershooten dégustait sa salade en compagnie de son épouse Olga , les touristes habitués des lieux de ce camping si chaleureux à qui veut bien l'entendre braillaient et s'égosillaient non loin de là .
"qu'ont ils à brailler comme des cochons ces maudits parasites ? nous ne sommes point en temps de guerre que diantre ! " s'exclama ce cher Adolf tout en manquant de tacher sa chemise avec la sauce de salade . Olga resta silencieuse puis osa s'aventurer jusqu'au lieu suspect . Elle profita de la sieste digestive de son époux et du répis occasionné par les bambins aux alentours pour mener son enquête . Elle s'aventura quelques caravanes plus loin lorsqu'elle vit sous une grande bâche dressée pour l'occasion une vingtaine d'individus aux ventres bedonnants identiques aux femmes enceintes le regard tourné vers un poste de télévision qui retransmettait les fameux Jeux Olympiques de Pekin le bref ! le sang d'Olga ne fit qu'un tour et elle poussa un cri en direction de ces messieurs :
"oh !!! vous n'avez pas honte de brailler ainsi au risque d'ameuter jusqu'aux gendarmes de la ville à cause de votre sport que vous feriez mieux de pratiquer au lieu de lever le coude en buvant vos bières !!! un peu de silence il y en a qui ont besoin de passer des vacances dans le silence !! sur ce bonjour chez vous !" Puis elle tourna les talons sans mot dire . Les sportifs du dimanche champions de la discipline Kronenbourg en restèrent comme deux ronds de flanc . Adolf qui avait le sommeil léger avait tout entendu , il se précipita hors de l'habitacle pour féliciter son épouse puis il lui proposa de poursuivre la sieste digestive en sa compagnie . Et hop ! une main au panier et les voilà tout deux dans leur mobile home .

Croyant que la sieste allait se passer comme à l'accoutumée , Adolf ne se douta point de ce qui se tramait ... Olga se montra charmeuse (peut être un peu plus que d'habitude) puis elle commença à se déshabiller et à déshabiller son époux qui n'en demandait pas moins . Au moment précis ou Adolf allait passer aux choses sérieuses , l'intrépide Olga lui flanqua une casserole( qui traînait par là on ne sait trop pourquoi ) sur la tête . Le malheureux se retrouva groggy en moins de deux et cochon comme gros Jean . Olga se rhabilla en vitesse et se saisit des clés de la voiture en courant . Elle démarra en trombe à la grande surprise de leurs voisins les Rubens qui jouaient au Scrabble sous un figuier puis elle retourna au village ou elle avait passé la matinée . Là elle sonna chez Mohammed Sarkaoui qui s'avérait être son amant . Elle ne prit pas le temps de lui expliquer la situation (pour la moins compliquée ) mais l'incita à la suivre et tout deux partirent sur les chapeaux de roues vers une destination lointaine .

En se réveillant quelques heures plus tard (le choc était violent !) Adolf se retrouva à poil dans sa caravane et il s'aperçut non seulement de la disparition de sa femme mais aussi de ses vêtements ...Le bougre dut attendre la fin des vacances pour oser sortir de son mobile home afin de ne point être vu ainsi des habitants du camping . Il dut se nourrir avec les restes qu'Olga avait laissé (par manque de place et de temps) au réfrigérateur ...le malheureux Adolf frôla de peu le suicide suite à cette déconfiture mais il resta droit dans ses bottes jusqu'au bout !

vendredi 1 août 2008

Vacances méritées !



Ah !! l'heure a enfin sonné ! un peu de repos , farniente à gogo et soleil du matin au soir ... enfin ! L'heure du départ pour Émile et Suzon c'est aujourd'hui . Ils quittent la grisaille Parisienne pour la chaleur du sud de la France , le bonheur de voir tout ces touristes serrés les uns contres les autres sur une grande plage , sentir les effluves de crème solaire du voisin , le chant des cigales , le pastis en fin de journée , le rêve pour les Broussards ! Dans leur petite auto ils se dirigent doucement mais sûrement vers leur destination choisie avec une précision Judaïque : St Tropez !! A force d'avoir vu et revu de drôles de gendarmes y vivre de folles et ubuesques aventures , Émile et Suzon Broussards se sont décidés à se mêler à la légende de St trop' afin de pouvoir y inscrire leurs empreintes dans le sable de la plage ... un rêve !

Durant le trajet , Émile est d'humeur chantante et même si le pouvoir d'achat de nos amis n'est point au beau fixe depuis l'arrivée du mariole Résident ... leurs vacances seront une totale réussite car (après tout) ils l'ont bien mérité leur place au soleil . Dans l'autoradio une drôle de chanson est diffusée "ma main sur ton p'tit cul cherche le chemin" cette ritournelle donne quelques idées à Suzon qui propose tout à coup à son Émile (je vous le donne Émile !) de faire une petite pause sur une aire d'autoroute afin de mettre tout ceci en application .



La route est longue et , au bout d'une heure les voilà repartit dans leur petite auto bordeaux , quelques embouteillages , une légère fatigue accumulée mais ..bientôt St Tropez !!

Là bas , leurs amis les Dupontel les attendent , ils ont loué une superbe place pour leur caravane dans un camping 3 étoiles , ils sont si fiers les Dupontel . Émile ne regrette pas un seul instant d'avoir quitté Paris et , déjà il s'imagine en train de jouer à la pétanque avec Francis Dupontel juste devant leur caravane . Suzon en profite pour lire les derniers cancans dans son magazine préféré : "qui sait ? si on part à St Tropez peut être qu'on la verra Brigitte Bardot ?" . Tout allait fort bien pour Émile et Suzon , un départ en vacances entamé dans une inconscience qui frisait l'entendement , une envie de profiter de l'existence sans se soucier du moindre préjugé : et si ces deux là avaient tout simplement trouvé sans le savoir leur bonheur ?

jeudi 24 juillet 2008

Alain Souchon "s'asseoir par terre" 1976


Chers Internautes et autres bloggers de tout poils , je profite du calme de l'été pour vous adoucir les cages à miel avec une des grandes chansons du toujours aussi excellent Alain Souchon . Flash-back immédiat en 1976 : le sieur Souchon est une vedette montante grâce à sa rencontre fructueuse avec son complice et compositeur attitré Laurent Voulzy . Avant de se connaître ces deux oiseaux là ramaient chacun de leur coté et puis : crac boum hue ! en 1974 , un producteur de disques (au nez particulièrement creux ) les réunit et ... le résultat ne se fait pas attendre : Souchon pour les textes et Voulzy pour les musiques et les voilà partit pour une belle carrière ! 1976 donc ... le jeune homme frêle et dégingandé est une vedette qui monte depuis son premier tube "j'ai dix ans " . Il impose petit à petit son univers tour à tour enfantin , faussement naïf mais bougrement lucide . Cette année là , il triomphe avec l'album "Bidon" un disque aux sonoritées déjà très folk avant -gardiste ou résonne chez la Souche des préoccupations d'un jeune homme de 30 ans qui ne se résigne pas à se fondre dans la multitude accablante de ses piètres contemporains . Je vous l'accorde chers internautes ... Alain Souchon le précise dans chacun des titres de cet opus d'une manière moins frontale et beaucoup plus subtile ... à écouter entre les notes et les lignes !
Outre l'immense succès qu'obtiendra la chanson -titre , le public réservera un bel accueil à une délicieuse balade aux accents mélancoliques et un rien provocateur : la joliment nommée "s'asseoir par terre" . Un véritable hymne au farniente et à une certaine forme de liberté loin des cadences infernales imposées par les masses patronales toujours prompts à faire du zèle ! Je vous invite à l'écouter tranquillement dans une version Public qui date de 1989 ... une invitation à un voyage immobile en quelque sorte :

mercredi 16 juillet 2008

la grande rousse avec un chapeau noir


Aéroport de Milan , samedi 15 h 15 , François Perrin vêtu d'un costume gris et d'une petite valise de couleur rouge descend L'escalator qui le mène direct dans le hall . Solange Dubreuil radieuse comme un pivert au printemps l'attendait depuis quelques minutes .

"enfin te revoilà grand fou ! cette ville est beaucoup trop grande et je m'ennuyais de toi !" Un peu surpris mais heureux tel Ulysse après un long périple , François Perrin courra embrasser avec fougue miss Dubreuil ... prit dans la joie qui l'habitait depuis quelques heures il trébucha quelques mètres plus loin contre une marche d'escalier qu'il n'avait point vu (ce qui fit beaucoup rire Solange ) . Lorsque nos deux joyeux drilles furent de retour dans l'hôtel , François Perrin lui demanda quelques explications .

-"ton père m'avait parlé de dépression , il m'avait dit que tu étais au plus mal et je te retrouve ici à Milan avec un merveilleux sourire (et ne parlons point du reste ) , que se passe t -il ?" Solange qui avait le sens de la formule retira son chapeau noir et lui tint à peu près ce langage :

-"j'en ai assez de ce vieux schnock qui ne pense qu' à faire de moi une petite professeur sans histoires , je veux mener une vie de bohème chic et je sais que tu es le seul à vouloir au fond de toi la même chose ... il me fallait un prétexte pour que tu acceptes ...voilà c'est fait ! " François Perrin était partagé , certes il était heureux comme un capri d'être avec Solange mais il ne voulait point mettre un terme à sa carrière de professeur :

-"mais non ! je ... je ne peux pas faire une tel chose ! tu imagines un peu la tête de ton père ? celle des élèves ? du rectorat ?" Solange se mit à rire aux éclats et jeta ce pauvre François tout ébouriffé sur le lit de l'hôtel .



Quelques minutes plus tard nos joyeux drilles se donnaient du bon temps dans un bien être sur . Quelques jours plus tard , François Perrin envoya une lettre urgente au proviseur en prétextant que la santé de Solange étant préoccupante et qu'il fallait absolument et impérativement qu'il reste auprès d'elle pour l'aider à surmonter cette dure épreuve . Et voilà ! contraint et forcé , avec tout de même quelques réjouissantes compensations notre singulier professeur poursuivit son existence au coté de la ravissante Solange Dubreuil , tous deux avaient décidé de fuir le brouhaha ambiant et les Olibrius empêcheurs de tourner en rond . D'abord Milan , puis une destination inconnue , François repris quelques années plus tard son métier en enseignant la méthode Coué à des singes et Solange l'art du farniente dans un hamac à des macaques stressés . Une bien drôle d'histoire !

jeudi 10 juillet 2008

Destination Inconnue



Et Hop ! ni vu ni connu et à grandes enjambées François Perrin prit le premier avion pour Milan afin de retrouver mademoiselle Dubreuil . En effet , la missive qu'il venait de recevoir à son domicile alors qu'il était encore tout ébouriffé provenait de cette jolie rousse pour qui il ne cachait pas une grande sympathie . Arrivé à l'aéroport , monsieur Perrin se trompa et se retrouva un court instant dans une grande pièce qui se trouvait être ... une réserve pour les bagages !

"que faites vous là monsieur ?" lui dit une grosse dame noire qui travaillait au classement des valises et qui passait là pour vérifier si celles ci étaient bien en règles .

-"je , je ne savais pas .. je , j'ai du me tromper voilà tout ! pouvez vous m'indiquer ou se trouve la salle d'embarquement s'il vous plaît ?"

Sacré Perrin ! il n'en loupait pas une et faisait rire tout son entourage , c'est à croire qu'il le faisait exprès et pourtant non ! Il était comme ça depuis toujours le bougre .. distrait !

Lorsqu'il fut enfin à bord de l'avion , il se mit à relire les mots de Solange "mon grand fou retrouve moi à Milan , je n'en peux plus de tout ces braillards et tout ces zigotos incultes qui ne pensent qu'à leur éventuelle réussite dans le commerce sans pour autant faire les efforts nécessaires pour y parvenir " . Sur son siège , François Perrin rêvassait , mademoiselle Dubreuil venait de trouver un énorme prétexte pour le voir et son père (le proviseur) lui donnait (sans le savoir ) sa bénédiction et ses congés pour passer du bon temps aux cotés de sa fille.. le rêve !



C'est dans un hôtel deux étoiles que se trouvait Solange Dubreuil , assise sur le balcon elle lisait un roman de Stendhal tout en fumant une cigarette . Vêtue d'une robe d'été bleu - ciel elle semblait détendue et très loin des descriptions qu'elle avait faites à son père .

"madame voudra t elle boire quelque chose en attendant ?" lui suggéra le groom avec un léger accent pour prononcer ces quelques mots .

"non , rien je n'ai pas soif vous pouvez disposer !"

La jeune femme se replongea dans sa lecture lorsque le groom frappa de nouveau à sa porte pour lui signifier que quelqu'un la demandait au téléphone . Aussitôt la jeune femme enfila ses chaussures et se précipita à la réception ( cet hôtel ne possédait que deux étoiles et par conséquent point de téléphone dans les chambres) . Au bout du fil elle reconnut la voix de François Perrin qui la prévenait de son arrivée à l'aéroport de Milan .

"ne bouges pas grand fou je viens te chercher , je serais là dans 10 minutes "

Et ce n'était là que le début des péripéties !


mardi 1 juillet 2008

Juke Box : Jerry OX "le soleil d'été "


Ah !! les beaux jours , le soleil qui nous brûle la peau (attention aux coups de chaud !) et les longues journées et soirées de farniente pour enfin buller en toute bonne conscience et contempler le monde avec un peu plus de hauteur . Laissons là notre aimable professeur Perrin à ses divagations quotidiennes et à ses loufoqueries d'usages et prenons le temps de nous détendre un peu à l'ombre (si possible tout de même !) en écoutant ce que nous propose ce bon vieux juke box .
Je vous propose chers internautes ...et autres bloggers de tout poils , un autre titre de mon répertoire qui s'intitule "le soleil d'été" et qui me semble typiquement de saison . Installez vous confortablement avec une boisson fraîche à portée de main et ouvrez vos esgourdes afin de pousser la goualante avec votre serviteur .
De plus , ce juke box de l'été vous permettra en fin d'écoute de retrouver également "ma muse m'amuse" , "la grande maison " sans oublier "Insoumis" (et non "30 ans " comme inscrit par erreur ) Que ce mois de juillet soit beau et profitable à tous et à toutes ! bonne écoute et bel été 2008 !

mercredi 25 juin 2008

le proviseur et la providence



Tandis que le petit âne crâneur poursuivait en balbutiant sa leçon de Maths non-apprise , Pierre Perrin se retrouvait dans les nuages en compagnie de Solange Dubreuil la fille du proviseur . Soudain , un bruit le tira de sa rêverie . Le proviseur Monsieur Dubreuil entra dans la salle de classe , les élèves se levèrent d'un seul homme tandis que ce dernier les pria de se rasseoir .-"Monsieur Perrin , j'ai quelques mots à vous dire ...en privé !" L'étonnant professeur se leva , pria le petit âne de regagner sa place et sortit un peu hagard de la salle de classe en compagnie du proviseur .-"que vouliez vous me dire exactement ? quelque chose de grave ?" Le proviseur le rassura tout en l'observant de plus près ...il avait l'habitude de côtoyer Monsieur Perrin depuis plusieurs années mais lui fit tout de même remarquer l'état de son pantalon "oh je..je n'avais point vu !" Notre zélé professeur lui expliqua les raisons abracadabrantesques de son maintien et de sa tenue ..pour la moins défroquée !

"je dois vous parler d'une mission que j'ai à vous confier" lui dit tout de go Monsieur Dubreuil

"une mission ? mais , mon cher je ne suis pas James Bond !" le proviseur se hâta de lui répliquer que cette affirmation était exacte , puis lui expliqua que sa fille Solange avait bien du mal à s'acclimater à son nouveau poste de professeur de dessin , en effet les élèves au mieux la chahutaient ou au pire n'écoutaient pas un traître mot de son cours . -"elle n'en peut plus , elle est au bord de la dépression , comme je sais que vous l'appréciez , je vous demande un peu d'aide pour l'en sortir ".
En reprenant son cours , Monsieur Perrin se sentait le coeur léger . Non seulement il allait revoir Solange Dubreuil (ce qui lui plaisait fortement ) mais , en plus Monsieur Dubreuil lui même l'investissait de cette tache qui arrivait comme par miracle ..comme une sorte de providence . Le cours se poursuivit sans obstacles (tout juste quelques gloussements quand à son accoutrement bien que réajusté ) . Quelques jours plus tard , alors qu'il était chez lui entrain de jouer du violoncelle , on sonna à sa porte et le facteur lui tendit une lettre recommandée ...

lundi 16 juin 2008

les élucubrations de Monsieur Perrin


Quel barouf dans la rue Rechechouard !! on aurait dit le passage d'un radar intersidéral en pleine agglomération ...un bruit de casseroles qui roulent à terre puis le silence total se fit ressentir . Les badauds inquiets se ruèrent sur le quidam qui venait de trébucher sur ce hamas de ferrailles destiné aux travaux de réfection d'un immeuble du centre ville de Perpignan . Quelle ne fut pas leur surprise de reconnaître le professeur de maths du Lycée Ploucaf : monsieur Perrin ! Le cheveu hirsute et le costume débraillé , le voilà repartit en sifflotant jusqu'à son établissement ou l'attendait ses élèves . En entrant dans le lycée , les rires fusaient toujours un peu car notre homme (et il n'y pouvait pas grand chose) faisait rire tout le monde de par son style et son air lunaire . Un poil distrait , il arrivait souvent à cet aimable professeur d'oublier ses copies et de les confondre avec la liste des courses . Ce jour là , les élèves de la 4ème B n'avaient pas du tout envie de travailler et s'amusaient à chahuter dans la classe . C'est alors qu'entra monsieur Perrin , à l'instant ou il venait de franchir la porte de la classe en lançant un grand "bonjour ! bonjour ! aujourd'hui nous allons parler du théorème de Pythagore ! " , chacun des jeunes écervelés poussèrent un gloussement étouffé en voyant monsieur Perrin écrire au tableau ... son pantalon était tout déchiré et on pouvait voir son slip de couleur orange . Il se retourna ensuite vers l'assemblée et désigna l'un des petits ânes pour venir réciter sa leçon devant ses camarades . Assis à son bureau , monsieur Perrin pensait à mademoiselle Solange Dubreuil la fille du proviseur qu'il avait rencontré il y a quelques jours lors d'une réunion des parents d'élèves ...plus rien autour de lui n'avait d'importance , il la revoyait dans ses songes et n'entendait même plus le petit bourricot qui récitait péniblement sa leçon (qu'il n'avait point apprise) et que ses camarades lui soufflaient tant bien que mal ...Quand soudain , un brusque bruit le ramena à la réalité ....

lundi 9 juin 2008

The Rolling Stones "Jumpin ' jack Flash" (1968)



Il est des jours ou il fait bon se replonger dans les grands classiques musicaux . Il est des soirs ou il nous prend des envies de bouger sur des riffs imparables et de chanter à tue tête comme une ode à la vie .Une ode à l'envie de bouffer cette existence qui nous est offerte et qui nous ravit chaque jour un peu plus . je ne sais pas vous , chers internautes et autres bloggers de tout poils , mais depuis mon plus jeune âge les riffs imparables de Keith Richards et la voix ainsi que la gestuelle de Mick Jagger m'ont toujours fasciné . Quel tandem et quel groupe que ces inoxydables Pierres qui roulent ! A l'âge de 12 ans , je découvrais dans les disques de mon paternel l'opus "Aftermath" et je restais cloué à l'écoute de "Lady jane" ou "Stupid girl" ...quelle classe ! Voilà qui enterrait d'un coup tous les groupes indigents que m'imposait le TOP 50 de l'époque ! Assez parlé , retrouvons nos Pierres qui roulent sur scène (leur élément !) avec ce tube millésimé de l'an 1968 : le fort bien nommé "Jumpin Jack Flash" sur lequel se sont trémoussés et se trémousserons encore des milliards d'individus de par le monde dans une ronde joyeuse et festive ..ah ! le pouvoir magique de la musique !

mercredi 4 juin 2008

In the shadow


En ouvrant les yeux , Émile s'aperçut qu'il était dans son lit et que tout ce qu'il avait vécu était le fruit d'un rêve . Un peu abasourdi , il se leva et fit un peu de café afin de retrouver ses esprits . Il faisait beau ce matin là , un temps idéal pour se promener pendant des heures sans se soucier du temps qui passe . Soudain , la sonnerie du téléphone retentit , Emile décrocha et entendit la voix de la mystérieuse femme à l'autre bout du fil . la conversation se poursuivit pendant près d'une heure . En raccrochant , Emile se sentait tout drôle , il n'avait jamais vu cette personne de sa vie et lui avait parlé à coeur ouvert comme s'il s'agissait d'une amie ..un lien étrange . Lorsqu'il fut à l'extérieur , cette voix ne quittait pas son esprit , il l'entendait de façon obsédante . une douce et troublante impression qu'il n'arrivait pas à définir . Les jours passèrent ainsi , toujours le même rituel : une sonnerie de téléphone , une voix au bout du fil et notre Emile qui , petit à petit et au fur et à mesure des conversations se sentait de moins en moins dans son assiette .. à tel point que ses proches lui posèrent la question "es tu certain que tu vas bien en ce moment ?" . Il ne savait que répondre , car il se sentait bien , fort bien , une sorte de plénitude jamais atteinte par le passé . les journées d'Emile étaient bien remplies : entre son travail , ses loisirs , ses amis ..il n'avait pas de quoi s'ennuyer et pourtant ...tout le ramenait à cette voix au téléphone d'une façon irrésistible et intrusive . Peu à peu , il ne se sentait plus chez lui ..la voix était trop présente , trop possessive . Lui , qui aimait ne pas se soucier du lendemain se retrouvait comme pris au piège par certaines obligations ...la voix mystérieuse ! Il se souvint alors des paroles de l'archange "écoutes ton coeur !" , puis il se raisonna ...que savait il de cette voix ? ce qu'elle lui disait ? ce qu'elle laissait entendre ? La vie réel avait à ses yeux moins d'importance et c'est là que le déclic apparut ... Il avait été victime d'un complot ! Milles sabords ! la mystérieuse femme n'était autre qu'un esprit de passage cherchant à le faire passer dans une autre dimension . Assis en tailleur sur le tapis de son salon ,Émile se sentit tout chose en raccrochant son téléphone ..une ombre cherchait depuis le début à le suivre dans ses moindres faits et gestes , une ombre pour qui il éprouvait des sentiments . Émile mit quelques temps à se remettre de cette histoire ...une histoire entre ombre et lumière .

mercredi 28 mai 2008

les cantiques de l'Archange


Les deux hommes marchèrent en direction d'un lac qui se trouvait à quelques mètres du château de Moulinsard , à ce moment précis le mystérieux individu demanda à Émile d'ouvrir bien grand sa conscience
-"ma conscience ??" lui rétorqua assez surpris par cette diatribe le brave Émile en s'asseyant avec lui sur un banc .
-"mon ami ! tu ne sais pas à quel point , je vois en toi de grandes choses , tu n'es pas venu ici par hasard car tout à une signification dans l'existence " lui répondit sans l'ombre d'une hésitation l'homme en djellaba . Une longue conversation commença entre les deux hommes , Émile était comme fasciné par ses dires et par les prédications de l'archange Gabriel pour qui ce dernier travaillait . Un monde réel et rempli de sagesse et de trésors attendait Émile ...à condition qu'il sache bien écouter son coeur . Au bout d'une heure de palabres , l'homme se leva et repartit en gesticulant non sans rappeler à haute voix en direction d'Emile "- et n'oublies pas mon garçon : écoutes ton coeur !" puis il disparut entraînant avec lui un halo de lumière scintillante .
Émile se retrouva seul et un peu dépourvu en ce lieu bucolique à souhait , soudain...il fut interpellé par une voix qui venait de la rivière ...une douce voix qui le priait de se rapprocher . Notre ami eut un sursaut de peur puis , il vit une silhouette se dessiner de l'autre coté de la rivière . Une femme aux cheveux longs et bruns fit son apparition tout en continuant à lui parler doucement tel une musique céleste qui aussitôt envoûta Émile ...
"- n'aies pas peur , je ne te veux que du bien , je vis près de ce lac , je suis la princesse de l'hiver" . Devant tant de beauté , de douceur et de profondeur d'âme , Émile se dit qu'il venait d'atterrir au paradis . Il n'avait alors plus qu'une seule envie : traverser la rivière pour la rejoindre et faire sa divine connaissance .

vendredi 23 mai 2008

Emile Sabord à Moulinsard


Ah ! le divin château que celui là ! c'est au hasard d'une de ses nombreuses balades qu'Emile Sabord fit la découverte de ce lieu enchanteur et paisible à souhait . Il aima d'emblée longer en rêvant les allées du jardin peuplées d'arbres et de recoins ou l'homme pressé et gros consommateur de la moindre futilité à prix coûtant (portrait d'un des nombreux badauds qui sillonnent la région) ne verra jamais tant il est empêtré dans ses marasmes récurrents . Assis sur un banc , il se mit à lire "les mémoires d'outre-tombe " d'un certain Château clinquant ...une saine lecture qui correspondait assez à l'univers qui l'environnait . Tout était calme ,tellement calme qu'on pouvait entendre le vol d'un oiseau à plusieurs kilomètres à la ronde quand soudain ....Emile entendit un bruit sourd qui venait d'un petit tas de bois qui se trouvait non loin de là .
-"qu'est ce donc ?" pensa t-il , "un merle égaré ? un chat errant ? ou un contrôleur fiscal endimanché ?" que nenni ! En s'approchant plus près du tas de brindilles , il vit un individu atypique , une sorte de mirage ambulant habillé d'une simple djellaba récitant à haute voix (et à qui veut bien l'entendre ) les péripéties hallucinatoires d'un certain archange Gabriel ..bizarre ? vous avez dit bizarre ? il faut avouer que ça l'était !
-"mais qui êtes vous noble vagabond égaré en ce lieu de perdition bucolique ?" lui dit Emile sur un ton de pécheur nonchalant . L'homme ne répondit point et se mit à gesticuler en tout sens dans une des allées du château en psalmodiant des cantiques pour le moins inédits ...quelle étrange apparition !